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Grant Lee Phillips
mardi 21 mai 2002, par
Nouveau Casino, mercredi 17 avril.
Etant donné les images de l’ex-leader du sublime Grant Lee Buffalo sur son site web (style plutôt Ché Guevara ou en guise de Napoléon), c’est donc avec surprise qu’on se trouve face à l’artiste en costard cravate sur la petite scène du Nouveau Casino. En effet, Grant Lee Phillips est le portrait craché de Jeff Bridges en « Suzie et les Baker Boys » ! Enfin, pour moi...

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- © photo Ian Ralph
L’ensemble d’instruments sur la scène donnent une indication claire de ce que sera le concert : des guitares sèches, un piano droit, banjo et harmonica désignent tous un show acoustique et intime. Mais pas silencieux. Du début à la fin, Phillips est joyeux et enthousiaste, excité et plein de remerciements.
Et il joue fort. Accompagné par Eric Gorfain au violon (incroyable ressemblance avec Michael Lanson dans « Les Routes du Paradis » !!), il se lance avec sa guitare 12 cordes dans un grand nombre de chansons de son ancien groupe et de ses propres albums solos, puis fait le tour de sa panoplie d’instruments - au piano pour la merveilleuse Lady Godiva and Me, au banjo/harmonica, et au piano/harmonica.
Entre les morceaux, c’est Grant Lee le comique manqué qui prend la parole : de l’humour, des blagues au sujet des touristes américains à Paris, des commentaires à propos de son costume, une demande d’un verre de vin (rendu par un fan à lui et Eric), et plein d’interaction avec le public partisan.

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- © photo Ian Ralph
Une heure et demie de concert passe vite, puis le rappel se concentre surtout sur Fuzzy, le premier album de Grant Lee Buffalo, avec Jupiter and Teardrop, Stars And Stripes et Fuzzy, mais aussi Mobilize, de son nouvel album du même nom.
Il part, la musique de fond commence, mais ce n’est pas fini, car un deuxième rappel inattendu est, dit-il, irrésistible. Pour terminer la soirée, il nous joue encore cinq titres, parmi lesquels Beware Of Darkness de George Harrison, à qui il rend un hommage touchant.
Et voilà. Il repart encore et, après un concert de deux heures, c’est bel et bien fini. Difficile de m’empêcher de comparer avec les Strokes, le soi-disant concert de l’année à Paris, que j’ai adoré, mais qui a fait moins que la moitié de durée pour presque deux fois le prix. Ce type est classe.
Lire aussi l’article de Yannick Le Meur dans les Inrocks.

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